Jay’s Diner

En bref : Restaurant – Prix moyens (5 à 10$ à la carte)

Un « diner » à la française

Si tu n’as pas prononcé le mot « diner » à l’américaine - "djaiz daïner", je te propose de recommencer la lecture depuis le début (ça va, c’est pas trop long), sinon tu risques de ne pas trop comprendre ce qui suit. Un diner, c’est un resto américain typique avec des affiches de films et des posters de stars hollywoodienne, avec des grosses banquettes aux couleurs flash (tant qu’elles sont neuves, étant bien entendu qu’on ne les changera jamais) et une serveuse qui vient vous servir du mauvais café dans un mug en mâchant son chewing-gum et attendant que le destin vienne la chercher pour qu’elle aussi termine au mur d’un autre diner où une autre serveuse sert du mauvais café dans un mauvais mug en mâchant son chewing-gum et en attendant … vous avez compris.

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Bref, c’est un truc typique ricain, on en voit dans tous les films (même dans Un jour sans fin et dans Pulp Fiction, c’est-à-dire dans les meilleurs films du monde) et maintenant, même à Phnom Penh puisque Jay’s Diner - le restaurant de la guesthouse "The Artist" - se revendique être un Diner comme son nom l’indique. Il y a les banquettes, il y a les posters. On y croit. Alors évidemment, on est un peu déçu quand on ne voit de serveuse en habits moulants avec des cheveux tous bouclés et plein de volume (oui, dans ma tête, les Etats-Unis, c’est Grease). Mais on commande quand même parce qu’on a faim.

Et là, c’est la bonne surprise. Voir la très bonne surprise. Parce que dans ma tête (toujours), un truc américain c’est forcément trop gras, trop sucré, trop salé (Manger Bouger). Mais pas chez Jay’s Diner. Là-bas c’est bon. De là à dire que c’est parce que le patron est suisse et le cuistot français (ou l’inverse, enfin je crois), il n’y a qu’un pas et je le franchis sans souci. On tombera amoureux du Obama Burger – 8$ et dans notre top 5 des meilleurs burgers de Phnom Penh. La viande est particulièrement bonne, justement assaisonnée et les cuissons sont nickels.  Les frites sont faites maisons.

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Le flou est dû au léger tremblement d'excitation au moment où l'assiette arrive.

Le carpaccio (8$) est le meilleur de Phnom Penh mais puisque c’est le seul que j’ai mangé à Phnom Penh, disons que le carpaccio est vraiment exceptionnel, du genre qui fait plaisir avec ses petits copeaux de parmesans et ses jolies petites câpres. Les salades sont gargantuesques, servies dans d’énormes bols dont on ne voit pas la fin. Pour couronner le tout, le service est efficace et attentionné.

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Pastrami mon amour

Alors certes, on ne se sent pas trop aux Etats-Unis en allant manger au Jay’s Diner mais une fois qu’on nous apporte l’assiette, on en a plus rien à faire.

Pourquoi y aller ?

  • Pour le carpaccio
  • Pour le Obama Burger
  • Pour essayer les autres plats à la carte qui sont probablement de la même qualité

Pourquoi ne pas y aller ?

  • Ça n’est pas climatisé (#FirstWorldProblem)
  • Je ne trouve pas. Vas-y, m’embête pas.

S'y rendre

Jay's Diner/The Artist

Rue 178, juste après le croisement avec la 19

Petit Parking

Message Subliminal

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